Le Gafam ayant acquis le plus de start-up dans l’IA depuis 2010

Le groupe de Cupertino a absorbé 20 jeunes startup positionnées dans l’intelligence artificielle depuis septembre 2010. Google prend la deuxième place du classement dressé par notre partenaire Statista avec 14 acquisitions.

Depuis septembre 2010, Apple est, de loin, le Gafam ayant le plus acquis de start-up dans l’intelligence artificielle. Parmi les rachats les plus emblématiques du groupe dans l’IA figurent Siri en 2010, et Shazam en 2017, opération signée pour la coquette somme 400 millions de dollars. En 2020, cette stratégie se poursuit. En janvier dernier, Apple a mis la main sur Xnor.ai, un fabricant de puces conçues pour déporter le machine learning en frontière de réseau. En avril, c’était au tour de la plateforme de natural language processing Voysis de tomber dans son escarcelle. Une technologie qui devrait en toute logique être intégrée à Siri.

En deuxième position du classement dressé par notre partenaire Statista figure Google avec 14 rachats de start-up positionnées dans l’IA depuis 2010. Le plus emblématique d’entre eux ? L’acquisition de DeepMind en 2014 pour 400 millions de dollars. Depuis, Google a fait de cette activité le socle de son laboratoire de recherche fondamentale en IA.

 

Voir aussi : Intelligence artificielle : Apple pris d’une “frénésie d’achats” depuis cinq ans
Ces dernières années, les Gafam ont dominé le paysage des acquisitions d’entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle. Surtout Apple, soucieux de renforcer Siri, qui a mis la main sur au minimum 25 start-up IA en quatre ans.
Publié sur Les Numériques par Patrick Randall le 26 mars 2021.

Lire aussi : Apple vient de s’offrir 32 firmes spécialisées dans l’IA ! (que va-t-elle en faire ?)
Publié sur Mac4Ever le 8 février 2024

Apple rachète Vilynx et met la main sur une IA qui analyse les vidéos pour mieux les classer

En février 2020, Apple a acheté la start-up barcelonaise Vilynx, acquérant ainsi une expertise et des technologies liées à l’intelligence artificielle, à l’apprentissage machine et à la vision par ordinateur.

Un communiqué publié début mars 2020 affirme que la startup basée à Barcelone, en Espagne, a été achetée pour améliorer le travail d’intelligence artificielle d’Apple dans son ensemble. Une déclaration de mission sur la société indique que celle-ci peut « ajouter des métadonnées riches pour permettre la recherche et le partage social ».

Le montant de la transaction est de 50 million de $

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Sources :

Rien à voir avec le sujet mais c’est trop mignon…

 

Ce quintette reproduit à la perfection les sonneries de l’iPhone a cappella

Quelques anecdotes sur Apple

 

1. Steve Jobs noyait ses iPod pour les rendre plus petits

La miniaturisation des produits a toujours été une priorité pour Apple, et Steve Jobs poussait ce processus à l’extrême. C’est Amit Chaudhary, un ancien employé de chez Apple, qui a raconté cette drôle d’anecdote au sujet du fondateur de l’entreprise.

Il explique que lors du développement du tout premier iPod, les ingénieurs ont présenté à Steve Jobs un prototype abouti, et que ce dernier a déclaré qu’il était trop gros sans même le regarder en détail. L’équipe a souligné qu’elle avait travaillé très dur pour parvenir à cette version, et qu’il était impossible de le rendre plus petit. Amit Chaudhary rapporte aussi que Steve Jobs est resté totalement silencieux, puis s’est levé et s’est dirigé vers un aquarium dans le fond de la pièce, pour y plonger l’iPod. Lorsque le prototype a coulé, des bulles sont remontées vers la surface, et Steve Jobs a simplement déclaré : « ce sont des bulles d’air, cela signifie qu’il y a de l’espace là-dedans, faites-le plus petit ».

 

2. Le premier appareil tactile d’Apple date de 1983

Baptisé « Bashful », ce premier prototype de tablette tactile créé par Apple en 1983 n’a finalement jamais été commercialisé. Très volumineux, il incorporait une tablette tactile, accompagné d’un stylet, ainsi que d’un clavier pour la saisie de texte. Son nom, qui signifie « timide » en anglais, est une référence directe à l’un des nains du conte pour enfant Blanche-Neige. Plusieurs modèles de Bashful avaient été prévus, et certains intégraient même un téléphone fixe.

Bien que l’idée ait rapidement été abandonnée, ce prototype montre à quel point les tablettes tactiles sont très vite devenues une préoccupation importante pour Apple. Finalement, il aura fallu attendre 28 ans après le Bashful pour voir arriver l’iPad.

3. Le nom et le logo d’Apple n’ont rien à voir avec Alan Turing

Contrairement à de nombreuses rumeurs, le nom et le logo d’Apple n’ont pas été choisis en hommage au célèbre mathématicien Alan Turing. Les raisons qui rendent cette rumeur crédible sont les suivantes : Alan Turing, considéré comme « le père de l’informatique », a longtemps été persécuté à cause de son homosexualité, et a fini par se suicider à l’âge de 41 ans en croquant une pomme empoisonnée au cyanure. Pour certains, le logo d’Apple serait donc une référence à celui qui a réussi à briser Enigma. D’autres ajoutent également que la version multicolore du logo serait une référence à la cause LGBT, et indirectement un clin d’œil à Alan Turing.

Malheureusement cette rumeur est fausse. En effet, bien que Steve Jobs ne se soit jamais exprimé publiquement à ce sujet, Rob Janoff, le créateur de la très célèbre pomme croquée d’Apple, a démenti cette information de nombreuses fois. Le graphiste explique que la seule instruction qu’il ait reçu de la part de Steve Jobs pour créer le logo était : « ne le rend pas mignon ». Il précise également que la pomme croquée symbolise « les connaissances que les utilisateurs pouvaient obtenir de l’ordinateur », et que le logo multicolore est inspiré du dessin animé des Beatles : Yellow Submarine. Néanmoins, Rob Janoff trouve cette anecdote charmante, et a déclaré que les histoires qui en découlent sont plus intéressantes que les véritables raisons pour lesquelles il a conçu le logo.

4. L’iPhone n’était pas le premier téléphone d’Apple

 

Deux ans avant la sortie de l’iPhone, Apple a lancé un premier modèle de téléphone mobile en collaboration avec l’un de ses partenaires de l’époque : Motorola. Dévoilé en même temps que le premier iPod nano (2005), le « ROKR » était un téléphone mobile classique, basé sur le modèle E398 de Motorola. Il disposait d’un lecteur de musique en Java, et bénéficiait d’iTunes (mais ne pouvait pas recevoir plus de 100 morceaux). À noter que la présentation du ROKR par Steve Jobs a été assez catastrophique puisque le téléphone a planté lors de la démo…

Cette collaboration n’a jamais été une réussite commerciale, et le ROKR était même considéré comme étant mauvais, épais, assez lent et peu intuitif. Si le premier modèle est le plus connu, 3 autres téléphones de Motorola équipés d’iTunes ont suivi : le SLVR L7, le RAZR V3i et le RAZR V3im.

5. Steve Jobs était contre l’App Store

Le premier iPhone est sorti sans App Store, et il a fallu attendre le 10 juillet 2008 (soit plus de 8 mois après) pour voir le magasin d’applications faire son apparition. Steve Jobs pensait que c’était une mauvaise idée car il craignait que l’App Store soit une porte ouverte aux virus sur l’OS, et ainsi qu’Apple perde le contrôle de l’expérience utilisateur. Finalement, le fondateur de la marque à la pomme a fini par changer d’avis, et créer ce qu’il a lui-même décrit comme étant « une plateforme avancée et ouverte aux développeurs tout en protégeant les utilisateurs d’iPhone contre les virus, les logiciels malveillants, les attaques de confidentialité, etc. ».

Avec un total de 552 applications dans 62 pays, l’App Store a connu un franc succès dès son lancement (plus de 10 millions de téléchargements lors du premier week-end). À l’origine d’une nouvelle industrie, l’App Store compte aujourd’hui plus d’1,8 million d’applications.

6. Le « i » devant les noms de produits Apple a 5 significations

Le « i » présent dans les noms de produit Apple (iPhone, iPad, iMac ou encore iPod) est connu de tous et facilement identifiable. Mais saviez-vous qu’il n’a pas été choisi au hasard ? En effet, c’est lors de la keynote de mai 1998, au cours de laquelle Steve Jobs a présenté l’iMac, que la signification de ce « i » a été dévoilée. Surprise, ce n’est pas 1, mais 5 sens qui mettent en avant toutes les qualités des produits Apple. Pour le plus connu, le cofondateur d’Apple expliquait que le « i » signifiait Internet, et qu’il symbolisait le fait que l’iMac pouvait se connecter à un réseau Internet en moins de 10 minutes.

Les autres sens sont les suivants :

  • Individuel,
  • Instruit,
  • Informe,
  • Inspire.

7. La première présentation de l’iPhone était très risquée

Le 9 janvier 2007 à 9h41, Steve Jobs arrive sur scène au Macworld Trade Show de San Francisco pour présenter avec fierté au monde entier le premier iPhone. La démonstration se déroule parfaitement, et tout le monde reste ébahi face à l’arrivée d’un tel produit. En revanche, ce que ne sait pas le public, c’est que cette présentation aurait pu tourner au fiasco à la moindre erreur de Steve Jobs.

En effet, à ce moment précis, l’iPhone est encore loin d’être fonctionnel, et demeure un prototype sur lequel de nombreux bugs persistent. Néanmoins, les ingénieurs d’Apple ont réussi à concevoir une suite d’actions fonctionnelles, qui permettent de dévoiler l’ensemble des fonctionnalités, sans rencontrer de problèmes. Steve Jobs devait donc effectuer chaque manipulation dans un ordre bien précis, au risque de perdre la connexion Internet, ou de voir l’iPhone s’éteindre en cas d’erreur. Heureusement, rien de tout ça n’est arrivé et après 90 minutes en apnée, les ingénieurs de chez Apple ont enfin pu respirer.

8. Le nom « iPhone » était déjà déposé par une marque de VoIP

L’iPhone aurait bien pu… ne jamais s’appeler iPhone !

Ken Segall, ancien directeur de création chez Apple, a dévoilé lors d’une conférence les autres idées envisagées à l’époque par la marque. On retrouve ainsi des noms comme « Mobi », « TriPod », « MicroMac », « TelePod » ou encore « iPad ». C’est finalement « iPhone » qui l’a emporté, malgré un petit problème : la société Cisco Systems, une marque américaine de VoIP qui conçoit des produits d’accès Internet sans PC, avait déjà déposé le nom « iPhone » en 1996. S’en est suivi un bras de fer judiciaire entre les deux compagnies, qui s’est heureusement terminé par un accord commun.

9. Les photos officielles des iPhone indiquent toujours 9h41

Si vous faites bien attention, vous remarquerez que l’heure sur les images d’iPhone et d’iPad dans les communications officielles d’Apple indique toujours 9h41. Ce choix peut paraître anodin, mais il symbolise en réalité l’heure à laquelle les principaux appareils Apple sont dévoilés lors des keynotes. En effet, l’iPhone a été présenté à 9h42, et l’iPad à 9h41. Depuis ce jour, cette heure est toujours restée la même dans toutes les publicités et communications d’Apple.

Scott Forstall, l’ancien vice-président d’iOS entre 2007 et 2012, a déclaré que « les keynotes de lancement de produits sont conçues pour que le produit phare soit présenté vers la 40ème minute de la conférence […] nous faisons en sorte que l’heure indiquée sur le visuel de l’appareil soit proche de celle donnée par les montres du public ».

 

10. L’iPhone 9 n’a jamais existé

En septembre 2017, à la surprise générale, Apple annonce l’arrivée des iPhone 8, 8 Plus et X. Personne ne s’y attendait, et tout le monde se pose la même question : où est l’iPhone 9 ? Il n’y a jamais eu de réponse officielle de la part de l’entreprise, mais le passage de l’iPhone 8 à l’iPhone X a suscité de nombreuses réactions à travers le monde entier. Tout le monde s’est finalement accordé pour dire que l’arrivée de l’iPhone X symbolisait une rupture nette, et permettait de différencier les « anciens » iPhone (écran plus petit, bouton home, pas de Face ID…) des « nouveaux » iPhone X, 11, 12 et désormais 13.

Certains y verront peut-être également un clin d’œil à Microsoft, qui a également sauté Windows 9, passant directement de Windows 8 à Windows 10. Le chiffre 9 serait-il maudit ?

 

11. Le Macintosh Portable (1989) : 7kg à transporter

 

Le Macintosh Portable pesait en effet 7 kg (!) et proposait un écran et noir et blanc limité à 640×400 pixels (ce qui était très bien pour l’époque).

À l’intérieur du Macintosh Portable, on trouvait un processeur Motorola 68000 cadencé à 16 MHz, similaire à celui de l’Amiga 500 ou de l’Atari 520 ST. Vendu 6500 dollars à son lancement, cette première tentative d’ordinateur “portable” d’Apple a été un échec : trop cher, pas assez puissant, trop lourd, trop encombrant…

12. Newton MessagePad (1993) : l’ancêtre de l’iPhone et de l’iPad

 

Lorsque Steve Jobs travaille sur le concept de l’iPhone au milieu des années 2000, il ne part pas d’une page blanche. Le fondateur d’Apple va en effet s’inspirer d’un des plus beaux échecs de la compagnie : le Newton.

Sortie en 1993, le Newton est ce que l’on appelait à l’époque un “assistant personnel”. Le Newton est ainsi l’ancêtre des tablettes tactiles et utilise un stylet. L’écran est en noir et blanc, le format est celui d’une feuille A4 pliée en deux, le tout pèse 484 grammes sans batterie et proposait des fonctions d’agenda, de calculatrice, de bloc note et de courrier électronique… Exactement ce qu’offriront les smartphones (et bien plus) 15 ans plus tard. L’argument phare du Newton, c’est son système de reconnaissance de l’écriture manuscrite, vendu comme révolutionnaire par le PDG John Sculley (Steve Jobs ne reviendra aux commandes que 4 ans plus tard). Mais ce dernier est bien trop capricieux et le Newton ne trouvera jamais son public.

13. Macintosh TV (1993) : L’Apple TV des années 90

 

Imaginez Apple ne vendre que 10 000 exemplaires d’un nouveau produit, avant d’arrêter la production au bout de 6 mois. Impensable aujourd’hui, mais c’est pourtant ce qui est arrivé avec le Machintosh TV. Lancé en octobre 1993, il a disparu en avril 1994 et est aujourd’hui particulièrement rare et recherché. Il s’agit, ni plus ni moins, d’un Mac doté d’un tuner TV et d’une télécommande, le tout dans un design qui peut avoir sa place dans un salon ou une chambre d’étudiant. La partie “ordinateur” était similaire au Performa 520 sorti quelques mois plus tôt, mais l’écran était un 14 pouces fait par Sony, avec toute la connectique pour afficher la TV. Mais attention : il fallait choisir l’une ou l’autre fonction et il n’était pas possible d’afficher la TV dans une fenêtre de Mac OS.

Une tentative infructueuse, à une époque où Apple lançait beaucoup (trop) de produits “juste pour voir”.

14. L’Apple III (1980) : le premier véritable échec

 

Remettons-nous dans le contexte de l’époque : à la fin des années 70, Apple a le vent en poupe et connait son premier succès avec l’Apple II (1977), un pionnier de la micro-informatique grand public. Cet ordinateur fut pour beaucoup une porte d’entrée dans la programmation et le jeu vidéo. Mais la compagnie pense rapidement à la suite et envisage logiquement l’Apple III.

Sorti en 1980, il se veut très “professionnel” et intègre de nombreux outils de productivité. Le souci, c’est que la phase de conception a pris du retard et que l’ordinateur sort accompagné de beaucoup de soucis techniques : OS bugué, puces défectueuses… Le tout pour un prix d’entrée fixé à 3400 dollars. L’échec est cinglant et force le constructeur à produire son Apple II bien plus longtemps que prévu. On estime que seulement 75 000 exemplaires de l’Apple III se sont vendus en 4 ans, alors que l’Apple II – tout modèle confondu – se serait écoulé à plus de 12 millions d’exemplaires.

15. Pippin (1996) : la console maudite

 

Le milieu des années 90 est d’une importance capitale pour le jeu vidéo : la Super Nintendo et la Mega Drive cartonnent et Sony s’apprête à révolutionner le marché avec la première PlayStation. Et à côté, il y a Apple, qui s’est mis en tête de sortir sa console de salon en partenariat avec Bandai. Le premier s’occupe du hardware et de l’écosystème (du PowerPC sous System 7) et le second crée le design. On trouve aussi dans le Pippin un lecteur de CD-ROM et le tout s’accompagne d’une manette particulièrement étrange. Disponible uniquement au Japon et aux États Unis (à 599 dollars tout de même !), la Pippin était déjà dépassée par la concurrence au moment de sa sortie et ne vendit pas à plus de 45 000 exemplaires.

On retient tout de même le “jeu” Exotic Sushi, qui vous apprenait à préparer et à déguster correctement une certaine spécialité japonaise à base de poisson cru !

16. Ping (2010) : le réseau social dédié à la musique

Avez-vous le moindre souvenir d’un réseau social lancé par Apple il y a douze ans ? Moi non plus, mais les recherches pour cet article ont remis en lumière ce fabuleux échec.

Lancé en 2010, Ping était décrit par Steve Jobs comme “un mélange de Facebook et de Twitter dédié au partage de musique”. Il permettait en effet de faire connaitre ses goûts musicaux à tout son entourage… À la seule condition que celui-ci utilise iTunes sur un ordinateur ou sur l’application dédiée sur iPhone ou iPod Touch. Il fallait en effet obligatoirement utiliser l’usine à gaz d’Apple pour accéder à Ping, ce qui en soit le coupe de 80% de son public potentiel. Apple maintient tout de même le service pendant 2 ans, avant d’arrêter les frais en 2012.

17. iPod Hi-Fi (2006) : l’enceinte connectée avant l’heure

Le produit phare d’Apple durant le début des années 2000 est assurément l’iPod. Le lecteur musical de poche cartonne et va fortement contribuer à la démocratisation de la musique nomade, comme le Walkman de Sony avant lui. Mais en 2006, Apple propose un “accessoire” inédit : une énorme enceinte qui peut accueillir l’iPod grâce à un port dédié. L’idée est loin d’être mauvaise… mais la compagnie arrive bien trop tard. Il existe déjà des dizaines de produits “compatibles” du même genre, de bonne qualité et surtout bien moins cher. En effet,  à 380 € l’unité, autant vous dire que l’immense majorité du public aura préféré se tourner vers des solutions alternatives. Résultat : la production de l’iPod Hi-Fi s’arrête un an plus tard.

Pour compléter ces anecdotes,  un site plus sérieux mais instructif : 20 secrets sur Apple et Steve Jobs

 

Passons maintenant à l’évolution de MacOS

Une petite vidéo pour les nostalgiques ravis de voyager dans le temps grâce à une vidéo retraçant les évolutions de l’OS de nos Mac, du premier Macintosh de 1984 à nos jours.

La petite vidéo est trop mignonne

 

Cette vidéo publiée sur la chaine YouTube Nobel Tech (du nom de Martin Nobel, son créateur) reprend l’évolution de macOS au cours des 38 dernières années, de System 0.97 à macOS 13 Ventura en 10 minutes et 17 secondes.

Ce petit voyage temporel rappellera de bons (et parfois de moins bons) souvenirs aux plus expérimentés, tout en mettant en avant le Finder, le menu A propos de ce Mac, la calculatrice, QuickTime, ou encore les Control Panel/Préférences Système (qui muent d’ailleurs en Réglages Système sous Ventura).

Ce résumé en vidéo permet de voir les différentes mues de l’OS de nos machines, de se rappeler les étapes marquantes, comme la révolution Mac OS X et Aqua, le Mac App Store, Time Machine, ou encore le passage à un OS gratuit avec Mavericks en 2013, avec certaines fonctionnalités et interfaces qui ont traversé le temps, et d’autres que l’on a rapidement oublié (malgré des centaines d’heures d’utilisation à l’époque).

Créer des images à l’aide d’une IA devient encore plus simple avec cette application pour Mac

Avec Diffusion Bee, basée sur Stable Diffusion, qui est disponible sur Mac, Apple dispose de son générateur D’images.

En matière de création artistique, le boum des IA génératrices d’images a marqué un avant et un après dans ce qu’il est possible de réaliser dans le domaine artistique sans aucune compétence technique préalable. Un cosmonaute qui monte un cheval sur la Lune, l’œuvre d’un peintre célèbre revue dans le style d’un autre artiste ou la plus pure fantaisie sortie tout droit de votre esprit torturé… les possibilités en matière de création deviennent soudain multiples et incomparablement plus rapides à matérialiser.

La folie créatrice de l’IA à la portée de tous

C’est là qu’entre en jeu l’application pour Mac Diffusion Bee. Conçue par l’informaticien Divam Gupta, celle-ci permet aux possesseurs de Macs M1 de profiter de cette avancée et de générer leurs propres images à partir de simples phrases de description.

Tournant sous macOS 15.2 ou version ultérieure, l’application profite des capacités en matière d’IA des dernières puces d’Apple, qui permettent à Diffusion Bee de tourner localement et de conserver ainsi toutes vos requêtes sur votre machine, en évitant de les envoyer sur des serveurs externes. L’application est d’ailleurs basée sur Stable Diffusion, un des plus célèbres modèles de génération d’images aux côtés de Dall E ou Midjourney.

Une installation et une prise en main en douceur

L’application s’installe facilement (un simple glisser-déposer suffit) et permet même aux utilisateurs de toucher aux paramètres finaux de la création. On pourra ainsi choisir la hauteur et la largeur de l’image finale, le nombre d’étapes nécessaires au modèle pour générer le visuel ainsi qu’une échelle de confiance (guidance level) qui déterminera l’importance que l’IA accordera au degré de corrélation entre l’image et votre description.

Vous pouvez télécharger dès à présent ce logiciel depuis le site web de l’application et vous lancer dans la réalisation des œuvres les plus originales, la seule limite de cette technologie étant votre propre imagination (ou presque).

Les machines Apple à base de puce M1 disposent maintenant d’un générateur d’image comme les machine sous MS Windows ou les applications Web.

Article original :

Créer des images à l’aide d’une IA devient encore plus simple avec cette application pour Mac
Publié sur Les Numériques par Manar Djoubri le 19 septembre 2022

DiffusionBee – Stable Diffusion GUI App for M1 Mac

Every book deserves to be heard

Comment Apple se lance dans les livres audio narrés par des IA

Êtes-vous prêt à écouter des livres audio narrés par la douce voie synthétique des ordinateurs ? C’est ce qu’Apple espère en tout cas, puisque la firme vient de lancer un programme permettant à des IA de déclamer des œuvres de leur douce voix robotique.

Depuis le site Apple Books

Empowering indie authors and small publishers

More and more book lovers are listening to audiobooks, yet only a fraction of books are converted to audio — leaving millions of titles unheard. Many authors — especially independent authors and those associated with small publishers — aren’t able to create audiobooks due to the cost and complexity of production. Apple Books digital narration makes the creation of audiobooks more accessible to all, helping you meet the growing demand by making more books available for listeners to enjoy.

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Digital narration technology

Apple Books digital narration brings together advanced speech synthesis technology with important work by teams of linguists, quality control specialists, and audio engineers to produce high-quality audiobooks from an ebook file. Apple has long been on the forefront of innovative speech technology, and has now adapted it for long-form reading, working alongside publishers, authors, and narrators. For information on how you can take advantage of this new technology, see the How to get started section below.

Digitally narrated titles are a valuable complement to professionally narrated audiobooks, and will help bring audio to as many books and as many people as possible. Apple Books remains committed to celebrating and showcasing the magic of human narration and will continue to grow the human-narrated audiobook catalog.

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Voices

Our digital voices are created and optimized for specific genres. We’re starting with fiction and romance, and are accepting ebook submissions in these genres. Hear samples of voices available for these genres below, or check out the full books in our audiobooks store.

Donner du pouvoir aux auteurs indépendants et aux petits éditeurs

De plus en plus d’amateurs de livres écoutent des livres audio, mais seule une fraction des livres est convertie en audio, ce qui laisse des millions de titres inaudibles. De nombreux auteurs, notamment les auteurs indépendants et ceux associés à de petits éditeurs, ne sont pas en mesure de créer des livres audio en raison du coût et de la complexité de la production. La narration numérique Apple Books rend la création de livres audio plus accessible à tous, vous aidant ainsi à répondre à la demande croissante en mettant davantage de livres à la disposition des auditeurs.

Technologie de narration numérique

La narration numérique Apple Books associe une technologie avancée de synthèse vocale au travail important d’équipes de linguistes, de spécialistes du contrôle de la qualité et d’ingénieurs du son pour produire des livres audio de haute qualité à partir d’un fichier ebook. Apple, qui est depuis longtemps à la pointe des technologies vocales innovantes, les a désormais adaptées à la lecture longue durée, en collaboration avec des éditeurs, des auteurs et des narrateurs. Pour savoir comment tirer parti de cette nouvelle technologie, consultez la section « Comment démarrer » ci-dessous.

Les titres narrés numériquement constituent un complément précieux aux livres audio narrés par des professionnels, et contribueront à rendre l’audio accessible au plus grand nombre de livres et de personnes possible. Apple Books reste déterminé à célébrer et à mettre en valeur la magie de la narration humaine et continuera à développer le catalogue de livres audio à narration humaine.

Les voix

Nos voix numériques sont créées et optimisées pour des genres spécifiques. Nous commençons par la fiction et la romance, et nous acceptons les soumissions d’ebooks dans ces genres. Écoutez des échantillons de voix disponibles pour ces genres ci-dessous, ou consultez les livres complets dans notre boutique de livres audio.

Un « complément » aux narrateurs humains

Pour le moment, cette nouveauté ne concerne qu’une infime partie des ouvrages disponibles, pour la plupart des romans de gare en langue anglaise. Pour découvrir à quoi ressemble la voix choisie par Apple, il suffit de taper « AI Narrator » dans le champ de recherche de l’application Livres d’Apple. Les titres lus par IA sont marqués d’un petit macaron « Lu par Apple Books ». Apple n’est d’ailleurs pas le seul à expérimenter avec les livres audio lus par des IA, puisque certains ouvrages sont listés comme étant narrés par des voix numériques créées par Google.

L’IA se frotte à la littérature

Apple se lance d’ailleurs sans tambour ni trompette, puisque certains styles d’ouvrages ne sont pas éligibles à la lecture par IA, notamment les polars et livres de science-fiction. La marque précise bien que ne sont concernés pour le moment que les « romances » ainsi que les « fictions littéraires, historiques et féminines. »

Lire aussi : Des livres narrés par l’IA désormais disponibles sur l’appli Apple Livres
Publié sur Siècle Digital par Mathilde Rochefort le 9 janvier 2023

Les 6 points qui ont fait d’Apple un géant mondial de la tech

Patrons emblématiques, produits mythiques et valorisation record…

Apple Inc a bouleversé le secteur des nouvelles technologies et demeure aujourd’hui incontournable dans la tech, même si la firme a perdu de sa superbe pour les investisseurs. Tour d’horizon des clés de succès qui ont permis à la marque à la pomme d’ériger un empire.

1. Une personnalité : Steve Jobs

Il restera célèbre comme l’homme qui, vêtu de son col roulé noir, a présenté le premier iPhone dans un amphithéâtre comble en 2007. Le génie Steve Jobs, créateur du Macintosh, de l’iPod, de l’iPhone, est devenu un véritable gourou de la tech. Steve Jobs est né en Californie en 1955. Il est, avec Steve Wozniak, le père d’Apple, qui a vu le jour en 1976 à Cupertino. Steve Jobs a contribué, à seulement 21 ans, à construire ce mythe fascinant de l’entrepreneur lançant son projet depuis un garage de la Silicon Valley. Et pour cause, il a donné naissance au premier ordinateur à usage personnel l’Apple II puis le Macintosh, présenté en 1984. Ces deux machines seront les deux premiers grands succès d’Apple.

Mais cette star de la Silicon Valley est stoppée par la maladie . Début 2011, il annonce se mettre en retrait de ses fonctions à cause d’un cancer qu’il supporte de longue date et qui l’oblige à démissionner de son poste de directeur général. Steve Jobs meurt en octobre 2011. Mais entre-temps, il a été remplacé par Tim Cook, encore aux manettes aujourd’hui. Celui-ci parvient à imprimer sa patte sur la marque : il diversifie les revenus et développe les produits existants, notamment l’iPhone.

2. Un objet : l’iPhone

L’iPhone est devenu LE produit mythique d’Apple. Il représente encore aujourd’hui plus de 50 % du chiffre d’affaires de la marque. Lors de sa présentation en 2007, Steve Jobs dévoile trois particularités du premier smartphone : un écran tactile intégral, un téléphone révolutionnaire, avec la possibilité de naviguer directement sur internet. « Aujourd’hui, Apple va réinventer le téléphone », lançait alors Steve Jobs. Une phrase prémonitoire : depuis son lancement, l’iPhone est l’un des modèles de mobiles les plus vendus du monde.

Des études ont été menées pour établir un portrait des possesseurs d’iPhone . En France, c’est une personne de 30 ans, qui gagne mieux sa vie que la moyenne et qui a fait des études supérieures. Car l’iPhone, c’est aussi un produit de luxe : le premier modèle était vendu à 400 dollars, tandis que le seuil de 1.000 dollars est dépassé en 2017 avec l’iPhone X. Design étudié, expérience utilisateur maximisée, extension de l’écran, appareil photo de plus en plus performant… L’appareil devient un vrai bijou de technologie, dont le design inspire les autres fabricants et dont le caractère haut de gamme crée une différenciation majeure.

Les iPhone deviennent majoritaires aux Etats-Unis pour la première foi

Dix ans après sa sortie, le téléphone s’était déjà écoulé à plus d’un milliard d’exemplaires. Pourtant, Apple n’est pas le leader mondial du téléphone mobile : il est de loin devancé par la firme japonaise Samsung, qui propose une gamme de smartphones bien plus large. En 2021, le japonais a écoulé 76 millions d’appareils, contre 52 millions pour Apple. Et suivi de près par le chinois Xiaomi, avec 49 millions de mobiles vendus, d’après le cabinet d’analyse Canalys.

La contrepartie du succès de l’iPhone : la forte dépendance d’Apple à ce produit. Le moindre caillou dans la production peut avoir un impact immense sur la société tout entière, comme l’a montré l’épisode des grèves en Chine fin 2022.

3. Un berceau de production : la Chine

Les images avaient fait le tour du monde : fin novembre, des milliers d’employés de l’usine Foxconn de Zhengzhou en Chine, qui fabrique des iPhone, ont cessé le travail pour faire grève contre les mesures drastiques de lutte contre le Covid. Une situation qui a entraîné une baisse de la production de smartphones, estimée entre 6 et 20 millions d’unités au moment de Noël.

Mais Apple épinglé en raison des conditions de travail dans ses usines en Chine

Car cette usine située à Zhengzhou est la plus grande productrice d’iPhone du monde, et Foxconn exploite six autres sites de production dans le pays. Plus de la moitié des appareils mobiles Apple sont produits chaque année en Chine. Un choix stratégique pour Apple depuis 1999 : c’est un hub mondial de l’électronique, avec de nombreux ports et une main-d’oeuvre bon marché.

Pour autant, les cartes ont été rebattues ces dernières années. La main-d’oeuvre chinoise est devenue moins compétitive avec la montée des salaires. Les tensions entre les Etats-Unis et la Chine sous l’ère Donald Trump, suivie de la crise du Covid qui a paralysé l’activité chinoise, ont poussé Apple à amorcer un mouvement de délocalisation de la production .

C’est notamment l’Inde et le Vietnam qui commencent à profiter de cette conjoncture. Désormais, le pays produit des iPhone 12, 13 et 14 dans les usines de Foxconn et Pegatron. Le Vietnam a pour sa part récupéré une partie de la production d’iPad, Mac Book et AirPods. JP Morgan estime par ailleurs que d’ici à 2025, un quart des mobiles d’Apple seront produits en Inde. Un changement de paradigme qui s’explique par le besoin de la marque de diversifier ses pays producteurs en cas de nouvelles difficultés en Chine.

4. Un support : l’App Store

Pour parer partiellement à sa dépendance au hardware, Apple tente de miser au maximum sur des revenus issus du software, et en particulier de l’App Store. Créé en juillet 2008, c’est le deuxième plus important magasin d’applications au monde avec plus de 2 millions de références disponibles, derrière le Google Play Store, largement en tête (3,5 millions d’applis).

Le principe est simple : les développeurs créent des programmes conçus pour être implémentés sous forme d’applications sur les appareils Apple. En échange, la société Apple prend des commissions, entre 15 et 30 % des transactions réalisées par les clients via ces applications. Une véritable machine à cash pour la marque.

Apple a dévoilé début janvier avoir versé depuis 2008 l’équivalent de 320 milliards de dollars aux développeurs d’applications, et 60 milliards de dollars rien que sur l’année 2022, un millésime record d’après la société. Néanmoins, le résultat est comparable à celui de l’année précédente , témoignant d’un certain ralentissement de l’activité et des revenus.

Pour autant, la part des revenus issus des « services » (App Store, Cloud et publicités) ne cesse de croître dans le bilan d’Apple depuis 2017. Elle est passée de 14 % à presque 20 % du chiffre d’affaires en 2022.

Mais ce savant calcul est montré du doigt et la société est régulièrement confrontée à la justice pour abus de position dominante. Les entreprises reprochent notamment à Apple ses tarifs exorbitants , mais aussi de favoriser le développement de ses propres applications concurrentes d’applications natives (musique, streaming…) qui n’ont pas à payer les commissions. Autre reproche, celui de ne pouvoir payer dans les applications que via les systèmes de paiement d’Apple. La Corée du Sud vient par ailleurs d’interdire cette pratique sur son territoire et plusieurs procès sont en cours .

5. Un prix : 3.000 milliards de dollars

Au lendemain du nouvel an 2023, la valorisation d’Apple est repassée sous la barre des 2.000 milliards de dollars pour la première fois depuis juin 2021. Un recul douloureux, alors qu’Apple avait été la première entreprise du monde à passer le cap des 3.000 milliards de dollars de valorisation le 3 janvier 2022, soit un an avant exactement.

La crise du Covid avait largement profité à Apple, et au secteur de la tech en général. L’entreprise a su mettre en place une organisation du travail solide durant la pandémie et a continué à vendre ses produits dont sa création phare, l’iPhone. En 2021, les actions ont pris quelque 37 % au cours de l’année.

Courant 2022, les perspectives économiques se sont assombries. Apple a souffert de la situation épidémique en Chine qui a provoqué une baisse de la production. Néanmoins, l’entreprise maintient le cap par rapport à ses équivalents des Gafam. Elle reste la première valorisation mondiale, et une valeur plébiscitée par les investisseurs.

6. Un projet : transformer les paiements

La bataille des paiements est un autre combat d’Apple, qui s’est smposé en quelques années sur ce secteur. La firme a su développer un écosystème complet autour de ses appareils pour fidéliser les clients. Désormais, nul besoin d’avoir sur soi sa Carte Bleue pour payer à la caisse ou sur internet, un iPhone ou une Apple Watch suffit.

Au début jugée trop chère par les banques, la solution Apple Pay, arrivée en France en 2016, a fini par s’imposer auprès des établissements financiers , obligés d’innover pour conserver leurs clients. Or, la technologie de puce « NFC » implémentée sur les appareils Apple pour payer est bloquée aux autres applications, empêchant le développement d’autres fonctions de paiement hors Apple. Un autre abus de position dominante, d’après Bruxelles, qui s’en est pris à la société une nouvelle fois .

La firme de Cupertino a par ailleurs investi pour développer à long terme un terminal de paiement intégré à ses appareils pour les commerçants, sans nécessité d’avoir une machine lectrice de Carte Bleue. Elle avance aussi ses pions sur le secteur du paiement fractionné (« buy now, pay later »), en plein essor. Tim Cook a annoncé en juin 2022 le lancement d’ Apple Pay Later , qui permet d’effectuer une dépense en quatre fois sans frais sur six semaines. Le secteur du paiement fractionné pourrait permettre à Apple d’attirer de nouveaux clients, notamment des jeunes, en offrant des solutions de paiement plus flexibles.

Rédigé à partir de : Les 6 clés qui ont fait d’Apple un géant mondial de la tech
Publié sur Les Échos par Joséphine Boone le 3 fécrier 2023

Souvenirs, souvenir…

Le Mac fête ses 40 bougies, retour sur cet OVNI qui a changé nos vies

Nous allons parler d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Il y a 40 ans, Apple a révolutionné l’informatique en lançant le Macintosh 128K sur le marché. Un ordinateur emblématique qui allait laisser une empreinte indélébile dans l’histoire de la tech.

 

Le Macintosh n’était pas le premier produit d’Apple, mais il aura grandement contribué à sa renommée. Le premier vrai succès commercial de la marque fut l’Apple II, lancé en 1977, qui aura joué un rôle fondamental dans le phénomène de démocratisation de l’informatique personnelle. Quasiment prêt à l’emploi dès l’ouverture de sa boîte, très polyvalent et compatible avec de nombreux logiciels, celui-ci a radicalement changé le paysage technologique de l’époque.

Toutefois, le Macintosh 128K, introduit en 1984, a littéralement embrasé le public et l’industrie en redéfinissant complètement la notion même d’ordinateur personnel. Retour sur ce succès détonnant en six anecdotes qui dépeignent l’histoire de cette formidable machine, des événements clés d’Apple et de ses produits phares, de 1984 à aujourd’hui.

Je me rappelle le jour de sa sortie en France, je n’ai pu faire joue joue avec cette bête que 6 semaines plus tard à la FNAC !

Une révolution en 1984

À sa sortie, le Macintosh 128K était une machine de guerre ; il redéfinissait les contours des ordinateurs ; et oui ! 128 kilobytes de mémoire vive (ÉNORME pour l’époque), lecteur de disquettes intégré, processeur Motorola 68000 cadencé à 7,83 MHz, un écran de 9 pouces (22,9 cm de diagonale) avec une définition de 512 points par 342 et un poids d’environ 7,5 kg.

Pour la première fois, le grand public allait se servir d’un ordinateur grâce à une interface utilisateur graphique (GUI). Alors que la plupart des bécanes de l’époque proposaient simplement des interfaces en lignes de commande(Souvenez-vous de MS-DOS), le 128K a tout changé : des icônes et des menus ont fait leur apparition ! L’expérience visuelle était remarquable et rendait l’ordinateur beaucoup plus convivial à utiliser. Des technologies fortement inspirées du travail des ingénieurs travaillant pour Xerox au Palo Alto Research Center (PARC), qui ont été les premiers à développer le concept d’interface graphique dans les années 1970. Fait inédit pour l’époque : il fut l’un des premiers ordinateurs à être livré avec une souris. C’est franchement plus sympathique lorsqu’il s’agit de naviguer dans l’interface graphique !

Autre innovation majeure : son design tout-en-un. L’écran et le système s’unissaient dans le même boîtier. À l’époque, posséder un ordinateur, c’était aussi être diplômé en assemblage de meubles tant il était nécessaire de jongler avec les composants : unité centrale, écran, clavier et une forêt de câbles à démêler. Avec le Mac, tout a été simplifié.

Qui était là se souviendra également de la toute première publicité pour le Macintosh (voire vidéo ci-contre).

Clip publicitaire réalisé par Ridley Scott lui-même et diffusée durant le Super Bowl de 1984, cette publicité est devenue mythique. Celle-ci faisait une référence très claire au roman 1984 de George Orwell, en présentant le Mac comme un symbole de résistance face au conformisme.

« Le 24 janvier, Apple Computer dévoilera le Macintosh. Vous verrez ainsi pourquoi 1984 ne sera pas comme 1984. » déclarait la voix-off.

Rappelons-nous la Grande Guerre des systèmes d’exploitation

Le paysage informatique des années 1990 a été par la suite marqué par une forte rivalité entre Apple et MS-Windows. L’un des points d’orgue de cette rivalité a été le procès intenté par Apple contre Microsoft en 1990. La société accusait son concurrent d’avoir copié d’un peu trop près son interface graphique. Même si Apple a perdu ce procès, cet événement est le symptôme par excellence qui révélait les énormes tensions qui s’étaient établies dans l’industrie. La compétition pour contrôler le marché des ordinateurs personnels était alors à son paroxysme.

Cette guerre industrielle a finalement profité aux consommateurs, tant les deux géants se sont acharnés à améliorer leurs deux OS : une facilité d’utilisation améliorée, des systèmes plus puissants et stables, et une plus vaste gamme de logiciels pris en charge.

Et pourtant… le sauvetage par Microsoft

Nous sommes en 1997. Apple va mal, très mal même. L’entreprise doit affronter une situation financière vraiment calamiteuse. La raison principale ? La concurrence des PC Windows qui leur fait perdre des parts de marché de manière plutôt impressionnante. Un moment de tourmente, tombé pile au moment du retour de Steve Jobs dans les rangs de l’entreprise, qui l’avait écarté en 1985.

En août de la même année se tient la Macworld Expo. C’est à cette occasion que Steve Jobs a annoncé un investissement plus qu’inattendu et qui a suscité quelques belles controverses. En effet, Microsoft allait investir 150 millions de dollars (somme énorme à cette époque) dans Apple Inc pour la remettre à flot. Pour les fans d’Apple, le choc a été très rude. Microsoft n’était pas perçu comme un simple concurrent, mais comme une réelle antithèse des valeurs d’Apple en termes de conception de produits. Malgré la grogne, cela a permis à Apple de ne pas sombrer et ce geste a été le synonyme d’une renaissance pour l’entreprise.

Si Microsoft a tendu la main ainsi à son rival, c’est que l’entreprise avait aussi quelques intérêts dans la manœuvre. En effet, la société voulait continuer à vendre son logiciel Office pour les usagers de Mac. En retour, Apple a fait également en sorte qu’Internet Explorer devienne le navigateur par défaut sur ses ordinateurs reliés à internet. Donnant-donnant qui marcha…

Le bond de géant : L’iMac G3

Un an après, presque jour pour jour, Apple présente un tout nouveau modèle d’ordinateur qui marquera lui aussi un tournant pour la marque : l’iMac G3. Son design était unique, à l’époque où le gris et le beige dominait dans le paysage des PC. Avec son boîtier translucide et disponible en plusieurs couleurs, le look du G3, conçu par Jonathan Ive, était une franche réussite.

Que ce modèle qu’il était plus que trop beau !

Mais n’en oubliait pas pour autant d’être performant. Équipé de 32 Mo de RAM, d’un disque dur de 4 Go, d’un écran CRT et d’un lecteur de CD-ROM intégrés. Il a été l’un des premiers ordinateurs à se dévêtir de son lecteur de disquettes, le choix était plus que très audacieux à l’époque. Le succès fut au rendez-vous puisque Apple en a écoulé 278 000 dans les six premières semaines après sa sortie. Le G3 a eu une influence essentielle sur l’industrie informatique, et notamment sur l’importance accordée à l’esthétique dans la conception des PC.

Lors de mes études à Bordeaux Talence, dans la salle bureautique, il y avait 6 PC IBM AT et un Mac G3, devinez sur lequel je préférai travailler ?

Mais la sage n’est pas encore terminée…

La révolution portable : le MacBook Air

En 2008 naissait le MacBook Air. Lorsque Apple a lancé ce tout nouveau modèle, elle l’a présenté comme l’ordinateur portable le plus fin du monde. En effet, pour l’époque, son épaisseur était très réduite : moins de 2 cm ! C’était également un poids plume avec seulement 1,3 kilo sur la balance. Le portable par excellence ! En termes de conception, c’était également du solide : un boîtier complètement en aluminium et des finitions impeccables. Le look minimaliste du MacBook reflétait irrévocablement l’approche d’Apple en matière de design de produits.

Compte tenu de sa taille de guêpe, l’ordinateur était également robuste par ses performances : 2 Go de RAM, un processeur Intel Core 2 Duo (adieu Motorola…), avec des fréquences d’horloge allant de 1,6 à 1,8 GHz, 80 Go d’espace de stockage HDD et un superbe écran de 13,3 pouces (33,8 cm) pour une définition de 1 280 points par 800. Le MacBook Air a été le premier à prouver que l’on pouvait avoir un ordinateur portable à la fois puissant et qui avait du style.

L’influence de ce modèle sur l’industrie a été aussi colossale, que ce soit en matière d’esthétisme ou d’ingénierie pure.

Ces 40 dernières années auront certainement défilé à la vitesse de l’éclair pour les personnes qui ont eu la chance de les vivre. Une période où l’informatique a évolué, elle aussi, à la vitesse de l’éclair. Il y a eu un avant et un après 1984, un avant et un après le Macintosh. Certes, l’Histoire ne se fait pas avec des « si », mais nous allons quand même nous permettre de contourner cette règle. Si Apple et ses équipes n’avaient pas été là, le paysage de la tech aurait été bien différent. Un très bon anniversaire à toi, cher Macintosh

Mais Apple aura aussi le capacité à ce réinventer avec les systèmes musicaux et la téléphonie mobile ; mais c’est une autre histoire…